Les résultats macro-économiques du Mali depuis la dévaluation du franc CFA en 1994 ont été assez bons. Aussi, les réformes politiques menées depuis 1992 ont marqué la fin de l’approche dirigiste du développement rural et le désengagement de l’État de la production et de la commercialisation. Cette évolution, associée au processus de décentralisation et de démocratisation en cours, à la bonne gestion publique est propice aux initiatives locales et à la participation directe des communautés rurales au développement du Mali. C’est dans ce contexte que le FODESA a été mis en place suite à l’accord signé le 19 février 1999 entre le Gouvernement du Mali et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA).
Objectifs
L’objectif général du Programme est de contribuer à la réduction de la pauvreté des ménages vivant dans la zone sahélienne, en accroissant leurs revenus et en améliorant leurs conditions de vie. Pour atteindre cet objectif, le Programme propose de faciliter la réalisation, par les bénéficiaires, de microprojets collectifs au moyen d’un fonds de développement local ; par la promotion de micro financements pour des activités individuelles ; le renforcement des capacités locales et la gestion des ressources naturelles.
Après huit (08) années d’appuis constants, le FODESA vient d’entamer sa troisième phase dont l’objectif est d’asseoir les bases d’une viabilité institutionnelle et financière des associations et OP partenaires à travers le renforcement des capacités de ses acteurs dans la gestion efficace et durable de leurs activités et leur participation active au développement local.
Conformément aux stratégies d’intervention du Programme, la mise en œuvre de la troisième phase du FODESA repose sur une approche différentiée, c’est à dire en fonction des défis et des enjeux spécifiques aux zones géographiques d’intervention. Ainsi : (i) les régions de Ségou et Koulikoro couvertes pendant les deux premières phases, le Programme inscrit son action dans une logique de consolidation des acquis et de désengagement ; et (ii) à Mopti, le Programme démarre ses activités à la lumière des leçons tirées de l’expérience de sa mise en œuvre pendant les deux premières phases.
Durée et localisation
La durée globale de la 3ème phase est de 6 ans, elle reflète l’accent mis sur la région de Mopti en partenariat avec le FEM. Elle est de 15 mois dans les régions de Ségou et Koulikoro, sauf en ce qui concerne la micro–finance qui sera exécutée sur 30 mois. La fin du Programme prévue pour 2009 est repoussée en 2012.
Phasage de la mise en œuvre des activités
1. Dans les régions de Ségou et Koulikoro, les activités prévues sur la période de 15 mois visent la capitalisation des acquis et le désengagement du Programme. Elles portent sur : (i) l’organisation de campagnes d’IEC sur les nouvelles orientations du Programme ; (ii) les activités de consolidation des micro–projets réalisés au cours de la 2ème phase ; (iii) la mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités institutionnelles des Associations et de gestion des investissements réalisés ; et (iv) la documentation de l’impact du Programme.
En ce qui concerne plus spécifiquement la micro–finance, la mise en œuvre des activités se fait en 2 étapes : * Les 6 premiers mois de la 3ème phase sont consacrés aux activités préparatoires portant notamment sur : (i) la mise en place des opérateurs spécialisés ; (ii) les réflexions sur les perspectives de viabilité des réseaux ; (iii) la préparation du programme de renforcement des capacités des élus et techniciens des caisses et des réseaux ; (iv) les études de faisabilité de la mise en réseau des caisses de Ségou ; et (v) l’élaboration du schéma directeur de restructuration géographique des caisses de Koulikoro. * Le reste de la période d’intervention sur la phase concerne la mise en œuvre des options retenues dans le cadre des activités préparatoires, notamment la mise en réseau des caisses et leur conformation à la réglementation, la mise en œuvre du programme de formation, l’élaboration et la mise en place des documents de politique et de procédures et la réalisation des visites d’échanges.
2. Dans la région de Mopti, la mise en œuvre des activités est organisée en deux phases opérationnelles : (i) une phase d’installation et de pré-investissements d’une à deux années ; et (ii) une phase de développement et de consolidation des activités qui démarrera dès la deuxième année. Les activités d’installation et de pré-investissements portent sur : (i) la réalisation des études socio-économiques en vue du ciblage ; (ii) l’identification des besoins de formation dans le domaine de la GRN ; (iii) l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion des sites ; et (iv) la conduite des études complémentaires (cartographie des zones d’intervention, élaboration du SIG, valorisation des espèces végétales et des races animales locales, etc.). La phase de développement met en œuvre : (i) les activités de formation ; (ii) les aménagements productifs, sociocommunautaires et environnementaux ; et (iii) le suivi de la mise en œuvre et de l’impact des activités.
Au nombre de quatre (04), les composantes reflètent les défis et enjeux identifiés :
Le coût total de la phase 3 du FODESA s’élève à 6,68 milliards de F.CFA. Les investissements représentent 80% des coûts de base soit 5,3 milliards de F.CFA et les coûts récurrents 20% soit 1,3 milliards de F.CFA.
Fonds de Développement en zone Sahélienne (FODESA)
Agence Nationale de Coordination et de Gestion (ANCG)
BP E 4610 Bamako Mali
Tel : +223 220 73 91
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