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Mission d’appui au REP (Ghana) en capitalisation et valorisation d’expériences

Le siège du Rural Entreprise Project au Ghana a reçu du 13 au 16 février une équipe de Fidafrique pour une fomation à la capitalisation d’expèriences

Cette mission composée de M. Thierry Kpehor (Coordination de Fidafrique) et de MM. Adama Ndiaye et Abdou Fall (Fondation rurale de l’Afrique de l’Ouest - FRAO) avait pour objectif d’animer un atelier de capitalisation et de valorisation des acquis dudit projet. Les travaux se sont déroulés à Kumasi dans les locaux du REP. Les travaux avaient pour objets de donner l’occasion à ce projet de :

  • mettre en pratique des outils de capitalisation et d’échanges,
  • concevoir des documents de capitalisation, de définir un plan de capitalisation et d’échanges
  • planifier les modalités du suivi pour la finalisation des produits envisagés.

Au cours des travaux, les participants ont d’abord clarifié les concepts clés de capitalisation, de gestion des connaissances, de valorisation d’expériences avant de passer à l’autoévaluation des pratiques de communication, d’information et de capitalisation au sein du REP. L’analyse des résultats de cette autoévaluation montre que le projet fait régulièrement l’expérience d’activités et d’événements qui constituent des opportunités d’échanges, de réflexion et de capitalisation. Ce sont entre autres les réunions regroupant les différents niveaux hiérarchiques, les évaluations et autoévaluation, les séminaires et ateliers de même que les visites d’échanges. Aussi, les participants ont-ils souligné qu’il y a des efforts à faire dans les domaines de la publication et l’existence de dispositif de gestion de l’information documentaire produite ou reçue.

Ils ont également analysé les possibilités d’offre et de demande de connaissances du REP. Cette analyse a été faite à l’aune des succès et des échecs du projet afin d’appréhender les acquis de son expérience et les besoins qui en découlent. Ainsi, pour les succès, on peut constater que :

  • Les bénéficiaires du REP ont eu une amélioration soutenue de leur niveau la vie. Les facteurs expliquant ce succès sont les formations qui leur ont été fournies.
  • Les capacités institutionnelles des Assemblées de districts ont été renforcées.
  • Les compétences managériales et techniques des cadres des associations lucratives sont améliorées.
  • Des technologies rurales appropriées sont introduites et mieux utilisées dans la zone d’intervention.
  • La culture de l’esprit d’entreprise, particulièrement, les petites et moyennes entreprises est bien répendues

Au titre des échecs, les participants ont pu déceler :

  • Le bas taux de l’appropriation des technologie dans certains corps de métier et quelques zones. Facteurs : manque de fonds de démarrage et services financiers indisponibles
  • la difficulté à mettre en œuvre le concept de système de suivi par les bénéficiaires (le système de suivi participatif) Ce concept doit être approfondi.
  • la difficulté à mettre en œuvre le plan de travail et budget annuel (PTBA) approuvé à cause de son adoption tardive, du décaissement lent des fonds et des procédures administratives éprouvantes.
  • Le retard dans la fourniture de la logistique aux services de terrain

L’atelier a en outre donné l’occasion au REP d’ébaucher des produits de capitalisation comme par exemple :

Les participants ont par ailleurs reçu une formation à la rédaction se basant sur une méthode développée pour le CRDI par l’ONG FAHAMU. Les supports de cette formation sont en ligne sur le site web du CRDI : "La rédaction, instrument de changement"

Commentant les acquis de ces 3 jours de travaux, les experts de la FRAO ont pu retenir les observations suivantes :

  • Les insuffisances notées dans le diagnostic des pratiques institutionnelles en termes de capitalisation, de publication et d’information/communication interpellent le mode de conception des projets en ce que ces dimensions n’y sont pas prises en compte.
  • Les NTIC sont encore insuffisamment utilisées en tant qu’outils de travail. Leur potentiel est largement sous-exploité parce que les investissements qui s’avèrent nécessaires à ce niveau ne sont pas effectués. L’accès à l’Internet doit, par exemple, devenir aisé et courant pour tous les membres du staff, tout comme un réseau interne informatisé peut fortement fluidifier et valoriser les échanges entre agents.
  • Le staff a manifesté beaucoup d’intérêt et de disposition pour les travaux de l’atelier. Cela montre que le potentiel et les aptitudes sont là, il s’agit de les optimiser par des incitations, des motivations et la création d’un environnement propice à la capitalisation et à la communication.
  • Du point de vue thématique, on remarque la convergence entre certaines contraintes exprimées dans ce projet et d’autres du FIDA : il s’agit, particulièrement :
    1. de la problématique de la diffusion et l’adoption des technologies et des facteurs qui les entravent, que l’on retrouve dans d’autres projets d’entreprenariat rural tels que le PAMER du Burkina Faso et le PROMER du Sénégal,
    2. de la question de la lourdeur des procédures administratives de décision des bailleurs qui ralentissent la dynamique des projets, ce qu’un projet comme le PADV du Sénégal a déjà eu à relever.

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