Le Programme engage le processus de planification et la réalisation d’initiatives de développement local en prenant en compte la dimension environnementale (gestion durable des ressources naturelles et préservation de la biodiversité), et en capitalisant les leçons apprises de la mise en œuvre des deux premières phases du Programme. Le défi est de doter les associations de capacités à : (i) participer efficacement à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de plans communaux d’action environnementale ; (ii) coordonner, avec les programmes existants, l’élaboration des programmes et plans d’actions de gestion des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité.
L’objectif de cette composante est de générer un processus de développement local participatif et durable dans la région de Mopti à travers le renforcement des capacités des acteurs à identifier, mettre en œuvre et gérer des micro–projets productifs et socio–communautaires répondant aux besoins prioritaires des communautés et contribuant à la préservation de l’environnement.
Les objectifs spécifiques sont de renforcer des capacités de tous les intervenants aux niveaux local, régional et national en matière de gestion participative et durable des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité, à travers : (i) l’appui au développement d’infrastructures collectives, de micro–projets et d’activités productives et de préservation de l’environnement ; (ii) l’appui à l’élaboration de plans d’aménagement communautaires intégrés prenant en compte la dimension environnementale ; (iii) l’identification, la reproduction et la diffusion des meilleures pratiques en matière de gestion intégrée et conservatoire des ressources naturelles ; (iv) l’ appui à l’atténuation des contraintes et obstacles à la gestion durable de l’environnement, notamment par le soutien à l’élaboration d’un cadre politique et règlementaire adéquat, le renforcement du processus de décentralisation et l’encouragement / appui à la mise en œuvre effective des politiques, stratégies et plans d’action relatifs à la gestion des ressources naturelles aux échelons régional et local ; et, pour tenir compte du contexte spécifique du delta intérieur du fleuve Niger (v) l’appui à la formulation d’une politique nationale et d’un plan d’action sur les terres humides et la protection des aires menacés.
Les activités de la composante sont financées en partenariat avec le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Le concours du FEM concerne principalement les activités qui sont menées au niveau de deux secteurs géographiques : • Les zones d’intervention prioritaires choisies au niveau de chaque cercle administratif en fonction de critères environnementaux et sociaux ; • Les sites spécifiques d’intervention prioritaire ou « points chauds » : au sein des zones précitées, ainsi que d’autres écosystèmes essentiels et vulnérables mais non encore désignés officiellement comme ‘aires protégées’ constituent les « points chauds » ou sites spécifiques d’intervention prioritaire du FEM. Ces sites, d’extension limitée, sont caractérisés par une forte concentration de biodiversité de valeur nationale ou mondiale. Il peut s’agir de forêts inondables (à Acacia kirkii), de zones refuges pour d’importantes populations d’oiseaux migrateurs, de plans d’eau ou de mares traditionnellement protégées indispensables aux cycles de reproduction des poissons (zones de fraie), de zones sanctuaires abritant des espèces menacées comme les lamantins.
Compte tenu de la diversité des acteurs et de la spécificité des activités qui seront développées sur le financement du FEM, l’approche est participative et vise à responsabiliser les acteurs dans le processus de planification, de mise en œuvre et de suivi/évaluation des actions de gestion des ressources naturelles et de développement local. Dans le cadre de cette approche, les actions sont identifiées par les populations elles-mêmes organisées en groupements ou comités de gestion des ressources naturelles. A travers ces organisations locales, les communautés sont associées au choix des sites d’intervention, au diagnostic, à la planification et la mise en œuvre des activités et au suivi–évaluation.
A cet effet, le Programme veille à s’insérer dans un cadre organisationnel basé sur l’implication de tous les acteurs, la mise en place de partenariats et la recherche de synergies avec tous les intervenants, et en particulier les autres partenaires au développement et les ONG œuvrant dans le Delta.
Les activités de la composante se structurent autour de 3 sous–composantes : (i) Développement des capacités des acteurs et renforcement institutionnel pour la gestion intégrée des écosystèmes et l’aménagement durable des ressources naturelles ; (ii) Appui au développement local portant sur la réalisation d’investissements productifs et sociocommunautaires en faveur des populations cibles ; (iii) Gestion durable des ressources naturelles et conservation de la biodiversité.
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