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PAGF2 - Composante 1 - Renforcement des capacités locales

Cette composante permettra aux populations cibles de choisir et de mener des activités de développement destinées à améliorer la gestion des ressources villageoises et exercer un effet positif sur l’environnement. En plus de la sélection des villages partenaires, il s’agira de mener une action de sensibilisation ainsi que des activités de formation et d’information.

 Cette composante sera surtout axée sur les petits exploitants pauvres, les femmes et les jeunes des villages retenus. Pour s’assurer l’appui de la population et aider les villages à établir et appliquer concrètement leur plan de développement, des actions d’information et de sensibilisation seront organisées à l’intention des autorités coutumières et élus locaux, des paysans exploitant davantage de terres, des représentants d’autres organismes de développement travaillant dans la zone (y compris des ONG) et des services techniques compétents. Les villages participants seront choisis d’après une enquête menée parmi les 200 petits villages de la zone du projet durant la première année d’exécution.

Les critères de sélection des villages seront notamment : le niveau de dégradation de l’environnement, le potentiel de ressources humaines et naturelles, en particulier la présence d’eaux souterraines, la proportion des habitants du village entrant dans le groupe cible du FIDA et, enfin, la volonté des autorités villageoises de privilégier le groupe cible pour qu’il bénéficie du projet.

Une fois achevée l’action de sensibilisation et la sélection des villages, les activités se concentreront dans différents villages sur la création ou le renforcement de comités de développement villageois (CDV), composés de représentants des associations dont les membres appartiennent au groupe cible, de sages et de chefs coutumiers ainsi que de personnes influentes. Il faudra veiller à ce que les catégories visées en priorité par le projet - petits exploitants pauvres, femmes et jeunes - soient suffisamment représentés.

De nouveaux CDV seront créés uniquement s’il n’y a pas de structure de base comparable dans les villages. Par la suite, le projet aidera à désigner et former des relais dans chaque village (relais villageois) ainsi que des auxiliaires locaux (relais techniques), qui seront recrutés de préférence parmi des jeunes alphabétisés et devront comprendre un certain nombre de femmes.

Les relais villageois recevront une formation pour pouvoir donner des cours d’alphabétisation fonctionnelle et aider à formuler les plans de développement villageois après un diagnostic de la situation écologique du village, de ses potentialités et ses problèmes.

Les relais techniques seront choisis parmi des villageois désireux et à même de prêter une assistance dans les domaines suivants : techniques agroforestières, gestion de pépinières et de magasins de stockage villageois, maraîchage irrigué, embouche et réparation de machines.
Cette composante prévoit le financement de contrats avec des organismes spécialisés (organismes du secteur privé ou public et ONG) pour l’exécution de toutes les activités de renforcement des capacités. Elle couvrira les dépenses annexes telles que salaires et indemnités, formation, logistique et matériel, l’installation des bureaux et les incitations en faveur d’aménagements agroforestiers.

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