FIDAfrique | IFADAfrica
Accueil » FIDAfrique - IFADAfrica » Leçons & Innovations » Innovations Technologiques » Système semencier communautaire - fiche synoptique

Système semencier communautaire - fiche synoptique

Originalité scientifique L’originalité du CBSS réside dans le fait qu’il valorise les semences paysannes qui en fait ne sont pas prises en compte dans le système conventionnel alors qu’elles représentent plus de 90% des semences utilisées dans la sous-région. A cet effet, le CBSS a créé les nouveaux concepts de « semence de qualité acceptable » et de « semence contrôlée » pour d’une part, aider à améliorer la qualité des semences paysannes et d’autre part, leur donner un contenu scientifique, technique et économique ains qu’un cadre d’évolution réglementaire.

Il permet de régler définitivement le problème d’accès à la semence sélectionnée souvent cité comme une des contraintes majeures à l’amélioration de la productivité des cultures vivrières en Afrique subsaharienne.

Rentabilité économique L’accès aux semences de qualité signifie : (i) une amélioration de la productivité agricole et (ii) une baisse des coûts de production. Le CBSS a permis la relance de la production semencière en Casamance. Ainsi, en 1997, 10 variétés de riz avaient été homologuées et 50 tonnes de prébases remises aux paysans par le biais de leurs structures (Entente de Diouloulou, CADEF, Yeumeukey, GIE - PROGES / DERBAC à Bignona, AJAEDO, GIE / DERBAC à Oussouye, GIE / PROGES à Sédhiou, Form Action, Iles de Paix, 7 A à Kolda). Cette démarche a facilité le développement d’entreprises semencières rurales telles que l’Entente de Diouloulou qui a produit en 2000, quelques 60 tonnes de semences. Celles-ci étaient destinées pour l’essentiel aux zones de mangroves envahies par le sel. Grâce à ce travail, la semence de qualité est aujourd’hui accessible aux paysans de Casamance, Kolda et Gambie au prix de 300 FCFA contre 500 à 800 FCFA auparavant. En guise d’encouragement, la FAO a accordé à l’association un don d’une unité mobile de conditionnement des semences.

En Côte d’Ivoire, par exemple, le CBSS a permis, à travers l’implication des paysans dans la production des prébases, de baisser les coûts de production des G2 de riz qui sont passés de 1500 à 800 FCFA (prix PNR – Programme National Riz) et les semences paysannes de 500 à 300 voire 250 FCFA.

Rentabilité technologique Elle se traduit par : (i) une meilleure imbrication des activités de création variétale, d’expérimentation, d’homologation des variétés et de production de semences ; (ii) un raccourcissement du processus d’adoption des variétés de 50% ; (iii) une prise en compte à la base des appréciations des paysans (cela veut dire moins de risques de rejet des nouvelles technologies) et (iv) une intégration des variétés locales dans les programmes semenciers nationaux.

Impact social Il couvre essentiellement la génération d’emplois en milieu paysan, à travers : (i) la création d’entreprises semencières rurales ; (ii) la création d’un corps de paysans agents de qualité et (iii) l’installation de Cyber-semences. Par ailleurs, la préservation de la biodiversité, grâce à la prise en compte des variétés locales dans les dispositifs semenciers, a permis à la recherche de donner des réponses mieux ciblées aux besoins des populations africaines dans la lutte pour la sécurité alimentaire.

18 juin 2010

© Fidafrique | Plan du site | Contacts | Crédits | FIDA | Portail Pauvreté Rurale | WEBMAIL

  • Jordan Shoes
  • Lebron 11
  • Jordan 10
  • Nike KD VI
  • jordan 3s fire red,size 7 jordan retro,jordan 6 toro,jordan 12s taxi