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Un étudiant cultivateur de manioc, source d’inspiration pour ses amis au Cameroun

La culture du manioc a valu à Noah Adolphe le succès et l’estime de tous dans son village, à une cinquantaine de kilomètres de Yaoundé (Caméroun)

La culture du manioc a valu à Noah Adolphe le succès et l’estime de tous dans son village

À la différence de beaucoup de jeunes Camerounais qui financent leurs études supérieures en recourant à des emplois urbains, Noah Adolphe a opté pour l’agriculture. Noah, maintenant en quatrième année de sciences politiques à l’université de Yaoundé, a repris la direction de son village de Nlong, à une cinquantaine de kilomètres de Yaoundé, après avoir obtenu son premier diplôme en 2005.

Noah Adolphe « J’ai commencé par la culture de la patate douce, mais les ventes ont été médiocres et j’ai perdu une grande partie de la récolte », dit-il. « Je suis passé à la culture du manioc sur les conseils de mon oncle, Bala Tsang. Il m’a inscrit un groupe d’initiative commune à Nkenglilok, ce qui m’a permis de bénéficier d’un appui du FIDA au titre du programme national de développement des racines et tubercules (PNDRT). »

Avec l’aide financière et technique du PNDRT, Noah a cultivé 2 hectares de manioc, puis a investi ses bénéfices dans l’exploitation de 2 hectares supplémentaires, en utilisant cette fois de nouvelles variétés fournies dans le cadre du programme.

« La production et les ventes des variétés améliorées sont bonnes parce que ces cultures conviennent à la zone où elle sont pratiquées et qu’il existe d’excellents débouchés pour le manioc et les produits à base de manioc comme le gari, le foufou et la farine de manioc », dit Noah. « La vente de ma récolte me procure environ 25 000 francs CFA (50 USD) par semaine. »

Ces revenus ont permis à Noah de financer ses études, d’aider des membres de sa famille et de bâtir une bonne maison. Son exemple a fait école dans son village, incitant six autres jeunes à exercer des activités agricoles. Le succès de son exploitation lui a valu la visite de plusieurs délégations de personnes intéressées, parmi lesquelles des dignitaires locaux et des représentants du PNDRT, du FIDA et de l’Union européenne.

« Mes amis ne m’ont pas cru lorsque je leur ai dit que je revenais au village pour travailler la terre. Maintenant, ils me respectent », dit Noah.

Étudiant diplômé poursuivant ses études, Noah se rend de Nlong à Yaoundé une fois par semaine pour y suivre des cours, consacrant le reste du temps à son exploitation. Il affirme qu’il n’abandonnera pas l’agriculture même s’il obtient un emploi de “col blanc” en ville. Son ambition est maintenant de doubler sa production et de s’acheter du matériel pour pouvoir transformer le manioc en farine, en granulés et en tapioca et pour en extraire de l’amidon.

Voyant de plus en plus de gens se tourner vers la culture du manioc à Nlong, Noah a rassemblé les paysans au sein d’un groupe d’initiative commune. Il a ouvert un compte bancaire pour ce groupe, ce qui aidera ses membres à mieux gérer leurs finances et leur permettra de bénéficier de l’aide de la communauté des donateurs.

27 juillet 2009

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