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IRPI - Synthèse des propositions de la consultation électronique

Cette note offre une synthèse des différentes contributions. Elle est organisée en se basant sur les sept principales questions abordées lors de la consultation.

1. Quelles innovations agricoles à fort potentiel, pouvant être diffusées à l’échelle régionale, pouvez vous indiquer sur la base vos expériences ?

2. D’après votre expérience, quels sont les facteurs susceptibles de faciliter ou de limiter l’accès à ces innovations ?

3. Comment promouvoir une « culture de l’innovation » ?

4. Quelles politiques sont nécessaires pour promouvoir l’accès à l’innovation des populations rurales, à l’échelle locale, nationale et/ou régionale ?

5. Quelles sont les expériences de succès concrètes répondant à la dimension Genre en matière d’innovation agricole ?

6. Quelles politiques – stratégies – méthodologies se sont révélées efficaces dans la promotion et la dynamique des innovations agricoles dans la région ?

7. Quelles techniques et pratiques innovatrices avez-vous identifiées dans vos programmes ou dans ceux de vos partenaires ayant un vrai potentiel de réplication, d’adaptation et de multiplication à grande échelle ?


1. Quelles innovations agricoles à fort potentiels, pouvant être diffusée à l’échelle régionale, pouvez vous indiquer sur la base vos expériences ?

Plusieurs innovations agricoles à fort potentiels ont été proposées, par exemple :

a. Innovations de type technologique et pratique

  • La fourniture d’intrants adaptés au développement de jardins familiaux. L’expérience du de la société JTS montre que le développement des jardins familiaux et des périmètres maraîchers est possible à travers notamment la mise en place de solution technique complémentaire comme une gestion économique de l’eau, une diffusion des semences améliorées, une lutte sanitaire préventives et des conseils agronomiques bien avisées. La société propose un ensemble de matériel et équipement répondant à ces préoccupations. Une formation est nécessaire pour assurer l’adoption de la technologie. Mais les difficultés d’accès au crédit, les taxes à l’importation ainsi que les frais de développement et de diffusion nécessaires au démarrage peuvent être un frein limitant l’accès à cette technologie ;
  • La petite irrigation notamment pour le maraichage est rentable. Au Niger, par exemple, les études menées sur le parc de motopompes montrent que deux irrigants sur trois ont pu procéder à au moins un renouvellement ou acquis une seconde motopompe au bout d’une période de 4 ans. Les profits peuvent atteindre 920 000 FCFA à l’hectare pour le maraîchage contre 260 000 pour la riziculture.
  • La culture de trois variétés d’oignon (oignon Bambara, le petit oignon et l’oignon tubabu-jaba). Cette culture de contre saison a une importance particulière dans la sécurité alimentaire de plusieurs ménages à travers la vente des récoltes (d’oignons) pour acheter les céréales en période de soudure. Cette culture est cependant très exigeante en eau, en fumure organique et elle est sensible à certaines maladies.

b. Innovations de type institutionnel, organisationnel et méthodologique

  • L’expérience de plaidoyer menée par NAWFA pour promouvoir l’accès des femmes à la terre en Gambie a permis de réduire l’exclusion des femmes dans ce domaine. NAWFA reste convaincue que cette expérience, qui a eu des résultats intéressants sur la production agricole, pourrait être facilement étendue à d’autres régions d’Afrique de l’Ouest.
  • Plusieurs autres expériences de NAWFA qui pourraient servir de leçons à d’autres pays ont été proposées. Il s’agit notamment des champs école paysan (Farmer Field School), l’alphabétisation (42 centres ont été ouverts en Gambie), le développement d’agro-entreprises ainsi que les banques de céréales et de semences pour les populations vulnérables
  • La mise place d’une base de données des expériences innovantes ainsi que le développement de la communication et le partage de l’information à travers les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Cette expérience du CNOP Congo s’est révélée intéressante pour promouvoir la sécurité alimentaire. L’analphabétisme et les contraintes d’accès au matériel d’équipement par les producteurs sont des facteurs pouvant limiter l’adoption de cette technologie.

c. Innovations de type politique

Remarques de l’équipe de coordination de l’IRPI et de modération de la consultation : Les contributeurs n’ont pas directement abordé la problématique des innovations de ce type qui incluent, a titre d’exemple : l’observatoire genre et la gestion de l’espace pastorale (PRODAM), la politique agricole régionale (ECOWAP), les nouvelles politiques foncières impliquant tous les acteurs dans la Gestion des ressources naturelles (GRN), la collaboration FIDA-IFPRI sur la composante rurale des DSRP (documents de stratégie de réduction de la pauvreté) dans la région (Cameroun, Sénégal, Ghana, Burkina Faso avec l’implication du Bénin).

Dans la poursuite de cette consultation électronique, plus d’exemples et d’expériences dans ce domaine seraient souhaitable.


2. D’après votre expérience, quels sont les facteurs susceptibles faciliter ou de limiter l’accès à ces innovations ?

Les facteurs évoqués pouvant favoriser ou limiter l’accès à ces innovations sont les suivants :

a) Les facteurs limitant l’accès

(i) Infrastructures (accès au marché et aux équipements, accès au crédit, etc)

  • Les difficultés d’accès des producteurs aux petits équipements et outils de communication comme la radio, la télévision et pour certains des ordinateurs ;
  • La disponibilité des intrants et d’autres équipements sur les lieux d’utilisation ;
  • Les frais de développement - distribution à engager dans un milieu peu réceptif par un concepteur qui n’a pas encore commencé à amortir ses frais de création et de mise en production ;
  • Les difficultés d’accès au crédit pour les femmes agricultrices.
  • Les difficultés d’accès aux ressources naturelles comme l’eau et le terrain approprié en fonction des cultures. La contrainte d’accès à l’eau s’applique en particulier pour les cultures de contre saison ;
  • Les contraintes liées à l’enclavement pour la commercialisation des produits ;
  • Les difficultés de conservation des produits facilement périssables.

(ii) Contexte social, institutionnel et législatif (lois existantes, impôts/taxes, possibilité de créer synergies avec les autres acteurs locaux, etc)

  • L’analphabétisme ;
  • Le manque d’organisation des populations rurale pour assurer la défense des leurs intérêts ;
  • Les taxes à l’importation élevées pour les intrants et équipements ;
  • L’absence de politiques nationales en rapport avec les innovations et, en général, un cadre politique inadapté ;
  • Le fait que les bailleurs de fonds n’inscrivent pas systématiquement la promotion des innovations dans leurs programmes ;
  • L’impatience des bailleurs de fonds et des décideurs politiques par rapport aux résultats de la recherche. Ceux-ci sont à inscrire dans les objectifs de long terme et ne peuvent être considérés comme des objectifs à court terme ;
  • La faible représentativité des femmes dans les instances de décision institutionnelles et politiques qui gèrent l’accès aux innovations, les priorités de recherche et de la vulgarisation, et les politiques qui règlent l’accès aux innovations.

(iii) Caractéristiques de l’innovation elle-même (complexité de reproduction, méthodologie difficile et compliquée etc)

  • Les craintes d’éventuels conflits entre le promoteur des innovations et les chercheurs ;
  • Des méthodologies complexes et inadaptées aux producteurs ;

b) Les facteurs favorisant l’accès à ces innovations

(i) Infrastructures (accès au marché et aux équipements, accès au crédit, etc)

  • L’accès aux équipements et aux crédits ;
  • Le développement d‘infrastructures comme les routes et d’autres facilités de transports et de communication, et autres équipement de maintien de la chaîne de froid.
  • L’existence des outils pour une efficace stratégie d’information et de communication ;
  • Développement des technologies relatives à la maîtrise et l’utilisation optimale de l’eau (forages, motos pompes, micros barrages)

(ii) Contexte social, institutionnel et législatif (lois existantes, impôts/taxes, possibilité de créer synergies avec les autres acteurs locaux, etc)

  • La bonne organisation et le bon « réseautage » des organisations paysannes et de producteurs agricoles (OPPA) ;
  • La formation intégrée des OPPA ;
  • La mise en œuvre de politiques bien ciblées et adaptées aux besoins et contraintes des femmes ;
  • Une approche participative au développement des innovations à travers par exemple la mise en place ou le développement des « centres intégrés des ruraux » répondant aux demandes des acteurs ruraux ;
  • La formation et l’alphabétisation des femmes.
  • L’organisation de foires locales, nationales et/ou régionales ;
  • La formation des animateurs villageois et des agents de communication sur les techniques agricoles (exemple : animateurs de radio) ;
  • La formation des producteurs en matière de lutte contre les maladies des plantes ;
  • L’encadrement des associations de producteurs.

(iii) Caractéristiques de l’innovation elle-même (facilité de reproduction, méthodologie simple etc)

  • Les facilités de mise en œuvre, des technologies simples peu coûteuses, des infrastructures locales fonctionnelles ;
  • Un dialogue et des contacts réguliers et francs avec les paysans ;
  • Mise en place d’un observatoire ou d’une base de données des innovations pour en faire bénéficier aux autres régions ;
  • Ne pas court-circuiter la progression naturelle de l’adoption des technologies. Par exemple, l’extension de la taille de jardin s’accompagne d’un apprentissage tant en gestion du personnel qu’en gestion financière. La progressivité permet aux innovateurs/producteurs de renforcer les mécanismes d’approvisionnement adéquat de main d’œuvre, de fonds de roulement, d’accès aux intrants ainsi qu’à la prospection de marché pour écouler leurs productions. D’erreur en erreur sans perte insoutenable, les producteurs pourront développer graduellement des solutions à toutes les contraintes et de se prévenir des risques technologiques.

Dans l’irrigation la séquence suivante d’activités est proposée comme exemple pour assurer la progressivité : (i) puisard traditionnel, corde et puisette & forage ; (ii) pompe à motricité humaine (iii) petit réseau forage (iv) motopompe (v) augmentation du réseau californien.


3. Comment promouvoir une « culture de l’innovation »  ?

Pour promouvoir la culture de l’innovation, la grande majorité des participants à la consultation a insisté sur l’importance d’intégrer un volet innovation dans la conception et l’exécution des projets de développement

D’autres propositions faites sont les suivantes :

  • La formation et sensibilisation des agents des bailleurs de fonds ;
  • La formation pratique des utilisateurs ;
  • La mise en place d’une importante médiatisation sur les résultats escomptés ;
  • La mise en place d’un fonds issu de différents projets destiné à des structures de repérages des innovations. Ces structures devraient être responsables de la diffusion de ces innovations dans d’autres régions. Mais la question qui se pose est de savoir si ces structures existent et comment ces projets pourraient travailler avec ces structures ;
  • La mobilisation des fonds de formation sous le couvert d’interprofessions pour capitaliser les bonnes pratiques d’un projet ;
  • L’intégration du facteur innovant dans la planification et l’exécution des projets de développement, avec une rubrique "innovation" dans tout projet financé
  • La formation des paysans et la valorisation de la « recherche paysanne » ;
  • L’adoption d’une approche permettant de développer l’esprit de participation au niveau des bénéficiaires afin d’assurer la durabilité des innovations ;
  • Le renforcement des structures d’OPPA existantes pour promouvoir la culture des innovations
  • La mise en place d’un partenariat tripartite (projets – Programme de développement et interprofession – institutions de formation) pour identifier et capitaliser sur les bonnes pratiques et les cas de réussite (success stories).

Au Sénégal par exemple, les professeurs du département de planification économique et gestion des organisations (PEGO) de l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA) ont intégrés dans leurs cours les résultats de 3 études de cas d’innovation. Le but de cette démarche était d’assurer une large diffusion de la culture d’innovation. Il s’agissait des études portant sur (i) l’organisation de la filière banane, (ii) le cas Sud Informatique et (iii) le réseau des caisses d’épargne des femmes de Dakar.


4. Quelles politiques sont nécessaire pour promouvoir l’accès à l’innovation des populations rurales à l’échelle locale nationale et ou régionale ?

Les propositions faites en matière de politiques nécessaire pour promouvoir l’accès à l’innovation des producteurs sont les suivantes :

  • L’utilisation des radios rurales de façon massive ;
  • L’introduction des innovations dans les programmes scolaires ;
  • La mise en place de réseaux de distribution technico-commerciaux ;
  • Donner plus de place aux techniciens dans l’encadrement des actions de développement ;
  • L’introduction d’un système d’information fiable et efficace pour réguler les prix afin de motiver les producteurs ;
  • Des politiques de bonne gouvernance, tenant compte en particulier des populations les plus vulnérables ;
  • La publicité bien ciblée (radio, télévision) peut jouer un rôle déterminant dans la promotion des technologies. Celles-ci sont bien reçues par les producteurs y compris ceux des campagnes les plus reculées, comme en témoigne le nombre de pompes et forage vendus sans aucun mécanisme de crédit ou de subvention.
  • Des démonstrations sur sites, dans les foires et sur les marchés sont déterminantes ;
  • Promouvoir une politique de « l’économie de l’innovation » à travers la mobilisation des ressources et la mise sur pied d’une coalition OP - chercheurs - formateurs - autres acteurs impliqués dans l’innovation

Pour assurer le transfert des innovations, ce n’est pas du facteur innovant uniquement dont on a besoin. Une innovation à elle seule ne permet pas de résoudre ou d’améliorer la situation des producteurs. Les paysans dans la plupart des cas connaissent souvent les innovations mais l’environnement ne leur permet pas de les valoriser.

Par exemple, ces dernières années, certaines innovations institutionnelles ont bénéficié à des producteurs directement impliqués en leurs permettant de mieux produire et de mieux vendre (warrantage, boutiques d’intrants, les bourses de céréales, etc.). Mais il reste très difficile pour un producteur de transférer ailleurs ce type d’innovation sans un appui spécifique.


5. Quelles sont les expériences de succès concrètes répondant à la dimension Genre en matière d’innovation agricole ?

Depuis plusieurs décennies, de nombreuses recherches ont mis en évidence la situation socio-économique précaire des femmes, en général, et des femmes rurales sahéliennes en particulier. Les femmes rurales sont confrontées à plusieurs difficultés relatives à l’analphabétisme, à l’insuffisance de moyens de production (terre, équipement, intrants agricoles, etc.), de revenus et au faible accès au crédit.

Des efforts ont été fournis et se poursuivent à différents niveaux comme l’introduction d’innovations agricoles performantes, la réalisation d’infrastructures socio économiques, le renforcement de leurs capacités afin de favoriser leur épanouissement et leur participation aux décisions et l’amélioration de la production agricole.

  • Les productrices de Yanfolila, Kolondièba et Bougouni (Région de Sikasso) avec l’appui des moniteurs d’agriculture ont été formées au compostage à partir d’ingrédients naturels comme la bouse de vache, les résidus des enclos de petits ruminants, les ordures ménagères - nouvelle expérience car d’habitude, à cause du manque de temps et de moyens, les femmes utilisent les ordures ménagères sans autre forme de transformation avec des conséquences sur le rendement. Le compost ainsi préparé est utilisé en début d’hivernage dans les parcelles de coton biologique qui exige l’utilisation des engrais organiques et de bio pesticides seulement.
  • L’introduction de la culture du coton biologique par Helvetas dans les localités de Bougouni, Kolondièba et Yanfolila. Les femmes d’habitude ne cultivaient pas le coton, mais participent aux travaux de récolte. Avec le coton biologique qui est une culture de rente très prisée sur les marchés de l’étranger et qui permet aux femmes d’augmenter les revenus tout en préservant leur santé, celle de leurs enfants et l’environnement. Elles le cultivent en association avec le gombo, le sésame et souvent le maïs. Dans ces parcelles, les pieds de karité sont certifiés en même temps que le coton et elles sont formées et pratiquent l’extraction du beurre de karité biologique aussi vendu. Cette spéculation a permis aux femmes d’augmenter les revenus, d’accéder au contrôle des parcelles octroyées définitivement par les familles ou d’en acheter là où cela est possible.
  • L’introduction de chèvres maures à Gavinané (Nioro du Sahel – Région de Kayes) au niveau des femmes Peulhs qui pratiquent l’élevage de petits ruminants (moutons et chèvres). Ces chèvres qui produisent beaucoup plus de lait que les chèvres ordinaires que connaissent les femmes de la localité ont été introduites auprès de ces dernières au départ. Les sous – produits (peaux et cuirs, déchets) sont utilisés par les femmes et les hommes. En plus de la vente du lait frais et caillé, des formations ont été dispensées pour la préparation du « fromage peulh », aliment très nourrissant surtout pour les enfants.
  • L’introduction d’innovations techniques et technologiques performantes améliorant la qualité des produits transformés, comme les séchoirs solaires (matériels de transformation) inventés par l’IER de Sotuba et imités par des artisans locaux. Cette innovation est introduite au niveau de deux organisations de femmes de Bougouni et Kolondièba a permis à ces dernières de transformer les produits alimentaires.
  • Dans le cadre du stockage des produits agricoles, les innovations basées sur les savoirs locaux ont produit des effets considérables sur la qualité des produits stockés dans les banques de céréales ou les magasins et qui servent beaucoup pendant les périodes de soudure.

Parmi les exemples d’innovation dans ce domaine qui ont marché au niveau des femmes seules et/ou organisées, nous pouvons retenir : Initié au départ pour permettre aux femmes rurales de diversifier les revenus à la suite de la vente des graines de neems, le Programme a jugé nécessaire d’augmenter la valeur ajoutée en formant les femmes par rapport à l’extraction de l’huile et à l’utilisation de cette huile dans le traitement des champs de coton biologique, la préservation des semences et des céréales sèches (huile des graines de neems et autres herbacées qui détruisent les insectes nuisibles) et l’utilisation du tourteau de ces plantes pour la fabrication du savon qui traite les maladies de la peau (surtout chez les enfants) par des femmes rurales de Bougouni, Yanfolila, Kolondièba. Cette innovation permet aux femmes d’améliorer les conditions de vie et de travail à travers l’augmentation des revenus, leur participation aux différentes formations liées à l’agriculture biologique.


6. Quelles politiques – stratégies – méthodologies se sont révélées efficaces dans la promotion et la dynamique des innovations agricoles dans la région ?

Les politiques – stratégies et méthodologies qui se sont révélées efficaces sont celles qui tiennent compte des préoccupations réelles des communautés rurales et particulièrement des femmes à travers :

  • 1. l’existence d’une volonté politique affichée de promouvoir les conditions de vie et de travail du monde rural à travers l’introduction d’innovations adaptées à leurs préoccupations ;
  • 2.l’élaboration de stratégies comme la promotion de la recherche et la mise en place de programmes de Recherche /Action qui s’intéressent à la large information des populations rurales et spécifiquement des femmes sur les résultats des activités de Recherche lors de (i) l’organisation de « journées- portes ouvertes sur la recherche, (ii) le contact régulier entre chercheurs et paysans pour mieux apprécier leurs besoins et choisir des thèmes qui correspondent aux solutions souvent très attendues, (iii) la mise en place de parcelles de démonstration ou de champs écoles auprès de paysans pilotes et la diffusion à plus grande échelle des meilleurs résultats obtenus, (iv) l’élaboration et la diffusion de fiches techniques imagées d’accès facile pour les ruraux, (v) la publication d’articles dans les Revues scientifiques, les journaux traduits en langues, le site Web et contribuant à la promotion du monde rural.
  • 3. Les méthodologies qui favorisent l’intégration de la recherche et du développement sont les plus efficaces en ce sens que les besoins sont identifiés de manière participative, les résultats attendus servent aux paysans qui augmentent ainsi la production et améliorent la qualité des produits agricoles qui deviennent de plus en plus compétitifs.

La démarche qui part des contacts entre chercheurs et paysans, au choix de thèmes de recherche, la sélection de paysans pilotes, la diffusion des résultats, leur validation et la diffusion à plus grande échelle est en Afrique la meilleure qui convient car favorisant la participation, l’implication et l’appropriation des innovations par les partenaires ruraux.

Il est important de signaler le rôle de la communication dans la réussite de l’introduction des innovations qui devront d’abord être connues, comprises et adoptées par les partenaires ruraux. Pour y arriver tous les types de Communication et les multiples outils dont disposent les Projets et Programmes et leurs partenaires seront mis à profit pour avoir les résultats escomptés.


7. Quelles techniques et pratiques innovatrices avez-vous identifié dans vos Programmes ou dans ceux de vos partenaires ayant un vrai potentiel de réplication, d’adaptation et de multiplication à grande échelle ?

Quelques partenaires ont proposés les exemples suivant d’innovation pouvant être répliqués à grande échelle :

  • 1) Introduction de nouvelles variétés de Niébé dans le cadre du Projet Niébé pour l’Afrique (PRONAF/FODESA) ;
  • 2) Introduction de variété de baobab maraîcher (FODESA) ;
  • 3) Coordination, gestion et suivi de la mise en œuvre d’un Projet de développement agricole (responsabilisation des organisations rurales) – FODESA
  • 4) La micro irrigation dans les périmètres maraîchers gérés par des femmes - IER
  • 5) Culture de la tomate hivernale, IER
  • 6) Amélioration des revenus des femmes à travers une approche intégrée de l’introduction de la culture du soja (production d’inoculum et inoculations du soja ; production de semences en milieu paysan ; transformation domestique et artisanale du soja, etc.)

Personnes clés ayant contribuées à la consultation électronique :

  1. Babacar Sene, Journaliste – Directeur de publication du Journal Agropasteur, Sénégal.
  2. François Agnimou, secrétaire exécutif de Association Nationale des Organisations Professionnelles Agricoles de Côte d’Ivoire (ANOPACI) et Innocent Sindikubwabo (ANOPACI)
  3. Jean Gervais Ayissi, Secrétaire Général de Volontaires du Développement, Cameroun
  4. Jean Luc Bosio, Rural Development Specialist, Water and Rural Program, World Bank Institute – USA
  5. Maliki Mustapha, KariaNet Regional Coordinator, IDRC-MERO Office, Egypte
  6. Elmoctar Youssouf, Secrétaire Général du Réseau des chambres d’agriculture – RECA Niger
  7. Oumar Niangado, Délégué de la Fondation Syngenta pour le Mali et l’Afrique de l’Ouest
  8. Andrew Bennett, Former executive director of Syngenta Fondation
  9. Tharcisse Batungwanayo, SODES - Société de Développement Economique et Social, Burundi
  10. Seraphin Medard Ntady, Coordonnateur de la Concertation Nationale des Organisations paysannes et Producteurs agricoles du Congo (CNOP - Congo)
  11. Njaga Jawo, National Women Farmers’ Association (NAWFA), The Gambia,
  12. Jean-Marie Cordier, Directeur JTS semences France
  13. Ibrahima Hathie, économiste agricole, Ecole Nationale d’Economie Appliquée, Sénégal
  14. Louka Diarra, Directeur de radio Beledougou, Mali
  15. Adako Moudiongui, Spécialiste de la culture du soja et de la production des Biofertilisants (inoculum), Projet PACIL, Côte d’Ivoire
  16. Diallo Kadidiatou, Agence Nationale de Coordination et de Gestion/ Programme Fonds de développement en zone sahélienne (ANCG/FODESA)

Equipe de coordination et de modération :

- Karim Hussein, FIDA
- Gilles Mersadier, FIDAfrique
- Komlan Foly Akoussan, FIDAfrique
- Léonidas HITIMANA, OCDE
- Chiara Calvosa, FIDA

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