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Expériences du PPILDA dans le renforcement de la sécurité alimentaire

Suite à la persistance de l’nsécurité alimentaire dans sa zone d’intervention, le PPILDA a appuyé les populations dans la mise en place de banques céréalières et de soudure qui ont contribué de façon significative à l’atténuation de la crise alimentaire surtout au niveau des populations les plus vulnérables.

En 2005, suite à une insuffisance des pluies et à des attaques parasitaires, le Niger a connu une crise alimentaire et nutritionnelle particulièrement sévère dans la région de Maradi en général et celle d’Aguié en particulier.

Cette situation a placé les ménages pauvres dans une situation de précarité totale en raison de déficits céréaliers et fourragers importants.

Aussi, dès son démarrage en mai 2005, le PPILDA qui couvre le département d’Aguié et les communes rurales limitrophes de Saé Saboua et Giratawa a fait de la sécurité alimentaire un axe stratégique de son intervention.

Dans ce cadre, le Projet a initié sur le terrain, des actions de renforcement de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables, qui méritent d’être encouragées et soutenues.

Il s’agit de :

  • La mise en place des banques de soudure ;
  • La mise en placer des banques céréalières ;
  • La promotion des cultures légumières en saison des pluies ;
  • La promotion des cultures du manioc et de contre saison.

Ces interventions sont destinées à rendre disponibles et accessibles les céréales dans les villages pour que les ménages vulnérables puissent traverser sans grandes difficultés la période critique de soudure (de Juillet à septembre).

Les banques de soudure consistent à mettre à disposition des femmes d’un village, un stock de céréales pendant la période de soudure où elles organisent hebdomadairement la distribution des céréales disponibles.

La quantité octroyée à chaque femme sera remboursée à la récolte en nature avec un taux d’intérêt de 25% pour reconstituer le stock et assurer certaines charges liées à la manutention et à l’emmagasinage.

Il s’agit de mettre en place un dispositif opérationnel durable de prévention de l’insécurité alimentaire sous la responsabilité des femmes pour la gestion des stocks et leur pérennisation.

En 2006, le PPILDA a appuyé la mise en place de 111 banques de soudure (1 banque par village) avec 683 tonnes de céréales disponibles. Plus de 26.000 ménages vulnérables ont été touchés soit environ 200.000 personnes parmi les groupes les plus démunis. Le taux de remboursement y compris les intérêts est de 97%. Pour les banques de soudure ayant tout recouvré, le taux d’accroissement des stocks varie entre 10 à 25% par rapport au stock initial.

Pour les Banques céréalières, l’objectif est d’appuyer les ménages vulnérables à accéder pendant la période des travaux champêtres aux céréales à des prix modérés par rapport à ceux pratiqués sur les marchés pour couvrir leurs besoins alimentaires.

La mise en œuvre de cette action se fait à travers les étapes suivantes :

  • Identification des villages ;
  • Mobilisation de la contribution des bénéficiaires (à hauteur d’un tiers du stock total) ;
  • Mise en place du stock (avec la contribution du projet) ;
  • Mise en place et formation des comités de gestion ;
  • Etablissement d’un règlement intérieur qui définit les principes de fonctionnement de la banque et les responsabilités des acteurs ;
  • Vente de céréales en période de soudure ;
  • Reconstitution des stocks après la vente et sécurisation.

En 2006, le PPILDA a appuyé la mise en place de 47 banques céréalières (1 par village) avec 172 tonnes de céréales en stocks. Cela a permis :

  • de toucher 5288 bénéficiaires dont 942 femmes ;
  • la mise en place d’un dispositif permettant aux ménages les plus vulnérables d’accéder aux céréales à travers des prix modérés comparativement aux prix sur les marchés faisant l’objet de spéculation ;
  • le renforcement des capacités organisationnelles des populations dans la prise en charge de leur sécurité alimentaire par l’opérationnalisation d’un dispositif facilitant l’accès aux produits alimentaires pendant la période de soudure.

Les banques de soudure et les banques céréalières peuvent constituer des outils appropriés en matière d’appui à la sécurité alimentaire, sur la base d’un dispositif négocié et responsabilisant les bénéficiaires.

La responsabilisation des groupes sociaux vulnérables en particulier les femmes, dans l’animation et la gestion des banques de soudure, constitue un canal qui pourrait améliorer leur position sociale afin qu’elles puissent apporter une contribution à la sécurisation des ménages.

Compte tenu des effets produits par les banques céréalières et les banques de soudure, il y a lieu de renforcer et rendre durable ces dispositifs par :

  • La disponibilité de stocks suffisants pour couvrir une période importante de la soudure ;
  • L’appui à la construction de magasins notamment pour les banques de soudure ;
  • Le renforcement des capacités des comités de gestion en vue de garantir la pérennité des actions.

25 avril 2007

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